Vers la fin de l’anarchie méthodologique dans la gestion du foncier et de la planification locale. Sous l’impulsion du ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires à travers l’Agence nationale de l’Aménagement du Territoire (ANAT), trois guides méthodologiques ont été validés le jeudi 22 octobre 2026, lors d’un atelier technique regroupant plusieurs acteurs territoriaux à Diamniadio.
Adossé à l’Agenda « Sénégal 2050 » et soutenu par la Coopération allemande (GIZ), ce triptyque réglementaire s’impose désormais comme l’unique boussole pour harmoniser le développement des territoires, sécuriser l’action publique locale et transformer les communes en véritables moteurs de richesse.
Le constat du ministre Moussa Bala FOFANA est lucide et sans détour : « Jusqu’ici, chaque collectivité (territoriale) et bureau d’études travaillait selon ses propres codes et cartographies ; l’objectif premier de cet atelier de validation politique est de rompre d’avec cette fracture méthodologique en instaurant un référentiel national unique et harmonisé. »
De manière spécifique, les autorités ambitionnent de garantir l’adhésion politique des structures faîtières des collectivités territoriales pour assurer une appropriation immédiate sur le terrain ; sécuriser l’action publique locale et prévenir les conflits fonciers en clarifiant, de façon définitive, les limites administratives et spatiales des communes et sceller des alliances stratégiques à travers la signature de conventions de partenariat pour accélérer la territorialisation des politiques de l’État.
L’atelier de Diamniadio n’est pas un fait isolé, mais l’aboutissement d’un long processus de maturation. Ces trois guides capitalisent sur des expériences pilotes menées sur le terrain depuis 2022 par l’ANAT. Ils ont été enrichis lors d’un atelier de capitalisation en juin 2024 à Dakar, puis stabilisés sur le plan technique lors d’une retraite de travail à Thiès en juin 2026.
Lors de cette journée du 22 octobre 2026, les échanges ont été marqués par une forte synergie entre le gouvernement, les cadres de l’État, les universitaires, les faîtières et les partenaires internationaux. Le partenariat international a d’ailleurs été mis à l’honneur, notamment le soutien de la Coopération allemande (GIZ via le projet SEEN Suuf II), du PNUD, de la FAO, ainsi que d’expertises nationales à l’image du CSE et de la SAED.






























